On a trouvé une définition à sa musique : du Hip Hop Soul ! “C’est la définition la plus facile à comprendre pour les gens. Je dirais plutôt Urban Jazz. Mais, j’ai aussi beaucoup d’influences Afro Cubaines, Africaines, Américaines et Soul. Puis, j’ai fait beaucoup de Battles de rap (presque toutes gagnées… ndr) car à un moment on m’avait trop casé dans la catégorie Soul et R&B. De là, j’ai réussi à gagner le respect des rappeurs hardcore. Donc quand je dis aux gens que je rap, je leur dis que je chante aussi car j’en ai envie, j’ai des mélodies en tête.”
S’offrant une capacité hors du commun à faire passer sa voix unique d’un genre à l’autre, ce rappeur/chanteur se sent plus proche d’Oxmo Puccino et de son Jazzy Lipopette Bar, du Saïan Supa Crew ou encore de Passi avec ses projets Dis l’Heure 2… L’excuse présente en effet un Philémon éclectique alliant rap façon Battle (We Will Rap U), Scat (Nnnon), Zouk (Série Zouk), voire Africain (Mwana Mboka) ou assorti d’un gimmick tendance (le premier clip On Dit Quoi).
“Je me suis toujours dit, pourquoi dans le rap français, il faut être soit hardcore, soit funky, soit commercial, soit soul, soit ceci ? Je connais très bien le hip hop et toutes les musiques que j’aime sont mélangées au hip hop. Tel est mon fil conducteur !
Tels les anciens griots ou des artistes comme Kery James, Abd Al Malik, MC Solaar, Philémon passe via ses messages, davantage comme une force “tranquille” qu’une “force énervée”.