HUMPHREY
Né en 1981, au printemps, Humphrey est un enfant de Créteil.
. C’est à Créteil « sur mer » qu’Humphrey se prend d’amour pour la musique, plus que pour les études.
Entouré d’une famille d’origine congolaise, le jeune homme grandit en écoutant Fela, le roi de l’afro-beat nigérian,Et puis Gainsbourg, Véronique Sanson et du jazz.
Adolescent, Humphrey découvre les vertus libératrices du hip hop à la française, génération NTM, MC Solaar et la compagnie IAM.
Mais le coup de foudre, décisif, d’Humphrey, est américain : c’est Boyz II Men.Humphrey tombe dans le R&B comme Astérix dans la potion magique. En 1994, Humphrey monte un quatuor, Harmony, avec un ami de Noisy-le-Grand – des voix, des entrelacs, une passion pour le flûté aérien des vocalises, et du rythme. Ce n’est pas un bac option ventes qui va le détourner des CD qu’il dissèque à loisir. Ni du gospel, ni des negro spirituals, ni des voix qu’il digère à longueur de temps.
En 2000, le groupe Harmony se sépare.
. En 2003, il compose alors, avec Bustaflex la chanson « Qu’est-c’tu fous cette nuit », c’est un carton !
Plus tard, « DINGUE », « A QUOI BON L’AMOUR » et « SENORITA », les trois single de son 1er ALBUM éponyme HUMPHREY, qui a largement fait un tabac. ,
Mélanger du hip hop, de la valse, un soupçon d’accordéon, du jazz, du tango, pour servir la voix R&B, évidemment. Humphrey en arrive de fil en aiguille à « Unforgettable », chanson fétiche de Nat King Cole, dont il s’empare a capella.
Le fil, c’est une rythmique variée et une voix à modulation de fréquence, une réalisation « spontanée, avec des one shot en studio, comme à la maison» - en compagnie de Nicolas Neidhard. L’aiguille, c’est le sentiment du positif. Ce « Ne lâche pas le combat » opposé aux clichés anti-banlieues, avec un soupçon de reggae, et la croyance fermement enracinée qu’il faut se battre pour ses rêves.
Humphrey ne se range pas pour autant dans le clan des « indifférents ». Pour exemple, l’aveuglement face aux misères africaines, le révolte. Il était naturel que son chemin croise celui du reggaeman Ivoirien Tiken Jah Fakoly « Comme une étoile », le rappeur Disiz La Peste, corrosif, et ami de longue date,ouvert aux musiques d’ailleurs « Bounce Tam Tam », le sans concession Sefyu « Pour mon peuple », et la Canadienne Zaho, orientalement nôtre « T’es dispo »
Comment se voit-il dans dix ans?
«En train de faire de la musique, avec la même passion, la même curiosité. En espérant que d’ici là, j’aurai amener une nouvelle couleur».