Il est connu depuis 1982 pour avoir travaillé dans une radio pirate avec son complice le rappeur Lionel D. C'est fin1984 qu'il sort l'album 'Paname city rappin', autoproduit et au dos de la pochette duquel Dee Nasty avait laissé son numéro de téléphone personnel (ce qui prouve le confinement du rap français, considéré, après la mise en lumière opérée par Sidney (animateur) dans son émission H.I.P H.O.P en 1983-1984, comme déjà dépassé !), et qui est introuvable aujourd'hui. Premier album de rap français et pratiquement unique représentant du rap old school en France avec le titre, entre autres, Metro scratchin, qui est une bonne description des débuts de la culture hip-hop française, uniquement représentée jusque-là par le graffiti et la breakdance.
Par la suite, il se fait connaitre d'un public plus large en 1985 en organisant les défis hip-hop du terrain vague de La Chapelle (quartier), en insérant des flyers (petits prospectus) dans les pochettes des disques funk et hip-hop américains. C'est lors des sessions de ce terrain vague, ou étaient représentés les cinq arts du hip-hop (graffiti, breakdance, DJing, MCing, beatbox) que débuteront les futurs NTM ou Assassin. Membre de l'Universal Zulu Nation, il a fait la première partie de la tournée française d'Afrika Bambataa -un des pères du hip-hop musical avec Grandmaster Flash et DJ Kool Herc-. Sortant souvent des maxi, comme Deenastyle n°1 en 1987 ou So Funky/Bouge en 1989, il est peu prolixe en album. Vénéré aujourd'hui par de nombreux rappeurs et disc jockeys de l'hexagone, c'est lui qui a fait connaître, notamment, NTM, Assassin (groupe) ou IAM en lançant ces groupes sur radio Nova. Abandonnant le MCing (partie vocale du hip-hop, scandaison de texte) dés 1984, après son premier album il se consacre depuis exclusivement au DJing (partie musicale du rap, reposant principalement sur le maniement de vinyles). Il a participé en 1999 à l'album 'Double H Dj Crew' de Cut Killer.